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Les Voyages de Stelou

Les Voyages de Stelou

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La péninsule du Coromandel

La péninsule du Coromandel

 

Après une première nuit dans le camping-car tout à fait correcte que ce soit en termes de confort, de bruit ou de commodités, nous prenons la route direction le Coromandel.

Nous aurions dû, selon notre programme initial, y arriver hier soir mais ce n’est pas grave nous allons tout de même pouvoir en profiter. En plus il fait un temps magnifique !

Les routes du Coromandel sont un tout petit peu moins sinueuses que  celles empruntées hier mais il faut quand même beaucoup de temps pour faire quelques kilomètres. Cela dit la vue est superbe à chaque virage donc il aurait été dommage de faire l’impasse sur cette partie de l’île du Nord.

La question s’est posée car évidemment 3 semaines ne sont pas suffisantes pour voir tout ce qui nous aurait tenté, il a donc fallu faire des choix…  j’aurais beaucoup aimé aller au point le plus au nord de l’île du nord, au Cap Reinga, là où les esprits rejoignent l’au-delà en jetant un dernier regard sur Aotearoa (le pays du long nuage blanc – nom maori de la Nouvelle-Zélande) mais en préparant le voyage nous nous sommes  vite aperçus que ce serait trop chronophage.

La seule option qui aurait permis de monter plus au nord aurait été de ne pas aller à Karekare ni dans le Coromandel et, franchement, nous avons été tellement charmés par ces 2 endroits qui figurent parmi nos plus beaux souvenirs de ce voyage que nous ne regrettons pas notre choix.

Mais reprenons, nous arrivons tranquillement à Cathedral Cove qui est une des plages les plus représentées de la Nouvelle-Zélande et sur laquelle a été tournée une partie du film les chroniques de Narnia : le prince Caspian.

Le parking le plus près du site étant minuscule (je n’ose pas imaginer l’horreur en haute saison), nous décidons de redescendre la colline sur lequel il est perché pour nous garer. Et hop, c’est parti pour de la grimpette en plein soleil mais en profitant de la vue sur une eau d’un bleu émeraude en bas des falaises.

Arrivés au parking il faut emprunter un chemin qui va nous conduire à la plage tant attendue en 40 minutes de marche environ (d’après les panneaux). Nous savons déjà, pour l’avoir lu sur les guides, qu’à la fin de ces 40 minutes nous attendent les 150 marches d’un escalier qui mène droit au paradis, ça se mérite !

Alors évidemment on a un peu trainé et nous ne sommes pas des gens très chanceux donc en plus de ne pas être de grands randonneurs nous faisons le trajet avec un soleil de plomb et avons droit à des travaux qui nous obligent à emprunter le chemin le plus long et le plus escarpé…

Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle une fois sur place, vous pouvez juger par vous-même :

Nous trainerons sur place un bon moment à profiter du beau temps mais nous avons regretté de ne pas avoir emporté de quoi nous baigner, on a pensé paysage sublime mais avons oublié qu’il s’agissait d’une plage avant tout !

Ensuite arrive l’heure de faire le chemin en sens inverse, à commencer par les 150 marches, en ayant une pensée pour l’équipe de tournage du film qui a du se farcir ça tous les jours pendant un bout de temps.

Une fois revenus au parking, l’homme a très gentiment proposé de faire le reste du chemin seul et de passer me récupérer avec le camping-car… ce dont je lui suis encore reconnaissante aujourd’hui.

Nous avions prévu d’aller ensuite faire un tour à Hot Water Beach qui est une plage sur laquelle, à marée basse, on peut creuser des trous dans le sable pour créer des bassins d’eau chaude naturels. Phénomène géothermique certainement très amusant mais que nous ne verrons pas car les horaires des marées ne coïncident pas.

Nous finirons donc cette visite du Coromandel par un plongeon dans l’océan Pacifique sur la belle plage de Hahei.

Et pour s’avancer un peu sur le trajet du lendemain nous ferons étape à Whangamata, au Whangamata Motor Camp, où nous serons réveillés par une sirène à 4h du matin (enfin quand je dis nous, je veux plutôt dire moi car l’homme aurait  continué à dormir comme un bébé si je ne l’avais pas réveillé). Petit moment de panique pour moi car j’avais vu des informations dans les sanitaires concernant des consignes de sécurité en cas de tsunami, le camping étant collé à la plage… mais après avoir réalisé que tous nos voisins ne bougeaient pas d’un pouce nous avons fini par nous rendormir. Pour découvrir le lendemain qu’en fait les campings accueillent régulièrement des pompiers volontaires et que la sirène leur est donc destinée. Voilà, voilà… pas de tsunami en vue ce soir-là.